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Aujourd’hui, c’est le GRAND JOUR!! Départ pour notre semaine de camping rituelle.

Deux filles et un garçon en vacances sous la même tente, ça a toujours suscité beaucoup d’interrogations autour de nous, mais il y aura moins de quiproquos cet été étant donné que notre trio est partiellement et momentanément éclopé de son lot masculin.

 

La première étape, celle de la préparation des affaires, est ô combien stratégique sachant que tout le déroulement de notre séjour dépend du degré d’organisation de cette phase préalable.

On entasse alors plus ou moins méthodiquement l’indispensable dans la voiture: tente 2-chambres/living-room/patio-lounge, tables 8 places, réchauds, lampes, matelas, paravent, chaises, caisses de vaisselle en porcelaine, nourriture bio/écolo/équilibrée/hors-de-prix, oreillers, couettes, crème de beauté, sèche–cheveux et parfums, parce que c’est pas sous prétexte qu’on va camper qu’il faudrait qu’on change quoique ce soit à nos habitudes.

 Illustration-1-copie-1.jpg

 

Voyage sans fin (puisque trajet assez approximatif) et arrivée au camping dans le noir, en quête de l’emplacement idéal.

Comme prévu, les hollandais sont venus en masse cette année. Voire même en masse2pour cet été. 


Figure-1-copie-1.jpg

 

 

Finalement, on repère LE petit coin super à l’écart de tout le monde. Ca n'est pas vraiment un emplacement, on empiète d’ailleurs un peu sur un petit chemin, mais c’est comme ça.

 

Figure-2.jpg

 

Installation dans le noir. Plantage de tente à l’aveuglette, dépliage approximatif des tables, aménagement incertain de notre suite avec vue (supposée) sur la rivière, et organisation d’une petite ambiance romantique à la lueur de la bougie pendant que N. s’évertue à me prouver qu’on avait pas besoin de gonfleur pour gonfler les matelas.

Texte matelas-copie-1

 C’est d’ailleurs à cette occasion qu’elle développe une technique qui lui sera bien utile par la suite (voir prochains épisodes), à savoir celle de connaître ses propres limites : ainsi quand démarrent les fourmis dans les doigts, qu’apparaissent les taches noires dans les yeux et que viennent les vertiges tout en étant assise, c’est qu’il est temps de faire une courte pause dans son labeur.


Ce qu'il faut savoir aussi, c’est que le camping amène toujours son lot de grandes frayeurs, parce que quand même c’est un peu l’aventure. Et cette première soirée nous replonge vite fait dans le bain.

Ainsi, en dépliant la tente qui n’avait pas servie depuis l’année précédente, nous avons la surprise de découvrir, cramponné à la moustiquaire, un truc noir énorme qui nous donne des sueurs froides. Genre la grosse bête immonde pleine de pattes. On tapote gentiment dessus avec un stylo à travers la toile, et ça sonne tout dur et bien accroché, et on en conclue que si c’est bien une grosse bête immonde, au moins, elle à l’air morte, momifiée dans la moustiquaire de ce qui, définitivement, ne sera pas notre chambre pour ce soir.


La-bete.jpg

 

Finalement, et après moult réflexions le nez collé sur le monstre, on comprend que c’est une pince à cheveux accrochée sur la paroi. Et d’ailleurs je la cherchais celle-là, c’était ma préférée.

 

Ou encore, un poil plus tard, quand N. commence légèrement à s'inquiéter d’une ombre un peu étrange. Equipée d’une lampe frontale, à chaque fois qu’elle relève la tête, on peut voir passer des ombres le long des parois de la tente. Sauf qu’il n’y a rien dans la tente pour faire ce genre d’ombres, et rien au dehors de la tente non plus - pour ce qu’on ose regarder dehors alors que c’est le noir complet.

On reste planté à contempler l’ombre qui bouge de manière irrégulière et on commence légèrement à paniquer, étant donné qu’on avait pas prévu qu’il se passe des choses complètement paranormales comme ça dès le premier soir alors même qu’on est toutes seules entre filles et à l’écart du monde entier.

Finalement, après un long moment de silence observateur un tantinet inquiet, N. me regarde dépitée – ce qui veut dire, pour ceux qui suivent, que je me prends sa lumière en pleine figure (un fait d’ailleurs bien récurrent qu’elle a tendance à oublier) – et tout s’éclaire (c’est le cas de le dire) puisque sur l’ampoule de sa lampe, une fourmi s’escrime à courir en cercles aléatoires.

 

Ce qui nous a finalement bien fait rigoler.

Texte-peur-copie-2.jpg

 

Y’a pas à dire, c’est vraiment l’aventure le camping.

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Attention: toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes serait parfaitement fortuite étant donné que je ne me coiffe jamais comme ça.

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