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!!!!!!    Pour ceux qui prennent en route, le début, c'est par ...   !!!!!!!

 

 

Vendredi.

Matin.
Bonheur et plénitude amplement et péniblement mérités pour ce réveil en ce lieu bénit entre tous.

Le sourire aux lèvres et l’esprit léger, savourant le simple fait d’ouvrir la porte de notre tente sur la rivière et non plus sur la paroi d’une caravane, profitant de l’ombre agréable des arbres qui entourent notre campement et abritent judicieusement l’espace des tables du petit-déjeuner, nous nous levons.


Chroniques-Camping-1280.jpeg
Illustration 1 : Vue depuis le QG

 

Telles deux nymphes délestées de tous tracas, nous nous installons insouciamment devant la tente pour boirelether (je boirelethe, tu boirelethes, etc.).

La journée s’annonce parfaite, avec au programme : repos, promenades et animations estivales du vendredi au village.
Le bonheur.

Mais ça manque un peu de rebondissements cette histoire, jusqu’ici.
Ça arrive.

 

Soudain, donc, le sms matinal qui vient troubler notre plénitude:

sms2-copie-2

Bradabram.
Désespoir, désolation et affolement.

 

Après une rapide réflexion, nous convenons qu’il est hors de question de rester les bras croisé au camping pendant que le chat se fait étriper par un renard, ce qui veut dire… rentrer le chercher nous même.

Oui, mais alors quoi ; rentrer définitivement, ou tabler sur le fait qu’on va résoudre ça vite fait et revenir ?

Replier une 3ème fois nos affaires dans le doute?
Pour peut-être devoir les réinstaller une 4ème fois?
Argh.

On parie sur le positif - parce qu’on a pas la force psychologique suffisante pour faire autrement - et on laisse tout en plan, quitte à revenir déplier tout ça 2 jours plus tard au pire du pire.


On the road again again, à la recherche du chat perdu.
Direction 1H30 au Grand Grand Nord.


C’est N. qui conduit ; on se perd*.

*Notez combien le choix de la ponctuation de cette dernière phrase implique une relation causale. Enfin je dis ça, je dis rien.


Jour 5 trajet chat
Illustration 2: Un trajet au plus rapide

 

1H50 plus tard, donc, on arrive au chef-lieu familial.
2m30 après, on retrouve le chat.

Bon, tant qu’à être venues jusqu’à là, on profite de l’eau courante, des aliments frais du frigo et du confort des canapés.


On en profite également pour prendre des matelas pour B. – la partie masculine de notre trio, en route pour nous rejoindre – qu’on sait moins regardant que nous pour ce genre de détails préparatoires.

Parti en scooter à l’aube, il est raisonnablement attendu pour le milieu de soirée au camping. On a pas bien compris où il est à ce moment-là de la journée, mais il y est, « promis-juré » qu’il nous dit au téléphone.


Retour en terre promise, 3ème acte ; à ce stade là, ça relève carrément du chemin de croix, en encore plus laborieux.


La soirée avançant à grand pas, on monte au village avant que toutes les animations nocturnes ne soient finies.

En court de route, B. appelle.
Il est chez Annie – son café chef-lieu – quelle surprise !


Retrouvailles : on pleure, on s’embrasse, on danse de joie et c’est l’euphorie. (En fait, on est tous un peu fatigués et B. a quand même passé plus de 6h sur son scooter pour venir).


On zone dans le village en fête : concerts tristes, défilé de mode genre « camping » avec veston en gazon réversible, théâtre de marionnettes en panne et marché de créateurs pas très inspirés.


Jour5 enfants

On atterrit finalement au Café de paris.
Clairette !!!
Option pizza au ravioles pour B. pas très chaud pour nos courses bio-écolo-diététiques-trop-girly-à-son-goût.

 

Retour tardif au camping.

Comme B. est venu à scooter, y’a pas de raison, on monte dessus aussi.
On roule donc à trois en sandwich, B. devant et N. tout derrière avec les pieds dans la pizza.

Le molosse qui garde l’entrée du camping nous fait signe d’éteindre le moteur et nous regarde descendre en roues libres en se marrant – une chance que le camping soit en pente, même si au bout d’un moment, N. doit quand même se résoudre à descendre pour nous pousser.

jour 5 trajet copie

Nous présentons fièrement l’installation de notre campement à B. qui s’en fout royalement, et lui nous signale charitablement qu’il n’a rien amené, depuis sa brosse à dent jusqu’à son duvet.


C’est donc avec soulagement que nous réalisons combien N a été maligne – une fois n’est pas coutume – de me rappeler de prendre une couette avant de partir, ou nous aurions du dormir à trois dans le même duvet (on l’a déjà fait une année et c’est pas très confort).

 

B prend donc la chambre d’amis (la suite n°2 située dans l’aile gauche de la tente) et s’installe avec le duvet de N. et les matelas qu’on lui a ramené, pendant que nous on rapproche stratégiquement nos matelas pour partager ma couette.

jour5 dernier couché

B. s’endort avant même d’avoir posé la tête sur son matelas et roupille comme un bébé alors que nous on se gèle toute la nuit avec notre couverture commune insuffisante.

Eh bah, c’est beau, l’amitié.


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Attention: toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes serait parfaitement fortuite étant donné que je ne me coiffe jamais comme ça.

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